Maria Dukers

 

Née en 1974, Belgique

Depuis:

2006

Mention au concours Pierre-Paul Hamesse, Maison Communale de St Gilles.
Installation vitrine ‘Lignes rouges', galerie Amart à Bruxelles.

2007

Installation ‘Cube rouge' à l'exposition collective ‘Le Cube au Carré', Musée de Verviers.
Exposition collective de sculpture ‘VIDE/PLEIN', Centre culturel de Huy.
Exposition à ‘lagalerie.be' avec Hughes Dubuisson, à Bruxelles.
Installation ‘Ligne rouge', exposition à l'ISELP, galerie découverte, à Bruxelles.
Installation ‘Deux carrés' à l'exposition collective ‘Le Cube au Carré', au Musée Felix De Boeck, à Drogenbos.
Premier prix et prix des entreprises au concours Pierre-Paul Hamesse, Maison Communale de St Gilles.

2009

Installation ‘Carré blanc, carré rouge' à l'exposition collective ‘Le Cube au Carré', au Musée Ianchelevici, à La Louvière.
Expositions collectives : Centre culturel de Maubeuge et ‘Le Cube au Carré' au Parlement de la Communauté française, à Bruxelles.
Installation ‘Carré rouge, cube gris' à l'exposition collective ‘Le Cube au Carré', Maison de la Culture de Marche en Famenne.

2010

Exposition personnelle ‘Maria Dukers, Doe Stil Voort', au Musée Felix De Boeck, à Drogenbos.
Exposition personnelle au Centre Culturel Jacques Franck, à Saint-Gilles.
Expositions collectives : ‘Cube & Square', Centre Culturel de Gembloux.
Installation à la Maison des Cultures, exposition collective ‘Cube & Square' au Parcours d'Artistes de Saint-Gilles.

2011

Exposition collective à la galerie Albert Dumont, rue Léon Lepage à Bruxelles. www.galeriedumont.be


Textes sur ma démarche

Architecte de formation, l'artiste a toujours intégré la notion de profondeur dans son œuvre, travaillant avec des superpositions de couches sur des supports en verre, puis en plastique. Ses caissons ont un aspect sculptural, tels de bas-reliefs, dont la transparence permet une vibration de la lumière à travers les différentes couches. Sa prédilection pour les couleurs grises et blanches s'explique par la volonté de donner un maximum de liberté à la lumière. Toutefois, l'apparition des lignes rouges contraste avec les tonalités grises et blanches, et introduit la vitalité. L'immatérialité du plexiglas donne une légèreté aux caissons qui sont en rapport étroit avec l'architecture. 

On retrouve dans l'œuvre de Maria Dukers les principes du néoplasticisme du Stijl tels que l'harmonie des proportions et l'épuration des éléments ramenant l'œuvre à l'essentiel.

(2010)

La mise en espace de la lumière.
L'espace est construit à l'aide de caissons et de surfaces en plexiglas à travers lesquels la lumière permet à la couleur de se refléter et de jouer avec les nombreuses facettes de chaque composition.
Les différents points de vue permettent au spectateur d'appréhender les diverses nuances au sein du travail.
L'essentiel est dans la vibration lumineuse qui va s'opérer dans cet espace construit minutieusement grâce à la couleur, la transparence, la juxtaposition, la superposition et profondeur.

(2007)

Texte de Magali Parmentier, historienne de l'art  (Elle a écrit ce texte pour les travaux fait en 2004-2005)

Les premiers travaux de Maria Dukers étaient des peintures sur verre. Il s'agissait alors d'aplats de couleur franches, horizontaux ou verticaux, réalisés directement à l'acrylique sur le support.
Mais, si le principe d'exécution est quasiment resté le même, les matériaux et l'application ont quant à eux sensiblement évolué dans les créations plus récentes.

La première adaptation concerne le support. Remplaçant le verre, le plexiglas a en effet fait son apparition et il tend de plus à s'affirmer non plus en deux mais en trois dimensions. Il trouve toujours sa place au mur mais d'avantage comme un bas-relief que comme un tableau. Il offre en outre au volume un meilleur fini et une plus grande légèreté. - On ne peut s'empêcher de penser, par cet aspect, à la volupté produite par les sculptures translucides de Naum Gabo et Antoine Pevsner. Quant à la pureté des lignes et à l'harmonie des proportions, elle nous rapproche des créations du Stijl - d'un Van Doesburg notamment - et fait intervenir l'esprit d'architecte de Maria Dukers, habituée à envisager dans le même temps la structure, la composition, et la magie de la lumière tombant sur des pans bruts ou colorés.

La seconde adaptation venant compléter ce premier aspect concerne la surface de chaque paroi. Là où la peinture était jadis omniprésente, envisagée comme seule texture de recouvrement, le coup de pinceau s'est fait plus discret et le papier calque a fait son apparition. Arborant des teintes rouges ou or, fixé en tout ou en partie, celui-ci se replie parfois légèrement, ajoutant alors une note quelque peu rebelle, insoumise à la géométrie de l'ensemble. Il agit un peu à la manière des panneaux amovibles dans un bâtiment, contribuant à donner à l'espace un aspect ludique ou de liberté.

Le tout est réalisé de manière extrêmement sobre, presque minimale et ayant la grande qualité d'éviter toute sécheresse ou toute rigueur trop appuyée.
Par ce travail d'épuration, Maria est arrivée à ne garder que l'essentiel. Il s'en dégage une œuvre juste, faisant fi de tout bavardage ou de tout tracé inutile.

www.mariadukers.be

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